Oracle et Adobe publieront leurs résultats trimestriels après la fermeture de Wall Street. Les deux entreprises pourraient dépasser les attentes, mais la réaction de leurs actions dépendra surtout des prévisions communiquées pour les prochains trimestres.
Oracle : une croissance impressionnante, mais coûteuse
Oracle devrait présenter une forte progression de ses revenus, principalement soutenue par Oracle Cloud Infrastructure. Le consensus se situe autour de 19,1 milliards de dollars de revenus, soit une progression proche de 28 %, et de 1,74 dollar de bénéfice ajusté par action.
Oracle profite directement de la demande pour les centres de données et les capacités informatiques nécessaires au développement de l’IA. Son carnet de commandes pourrait approcher 640 milliards de dollars. Cependant, ces contrats doivent encore être convertis en revenus, bénéfices et flux de trésorerie.
Les dépenses seront étroitement surveillées
Pour répondre à la demande, Oracle doit investir massivement dans les centres de données, les puces et l’énergie. Les investisseurs surveilleront la croissance d’OCI, le calendrier de livraison des infrastructures, le cash-flow disponible et la concentration des contrats auprès de quelques grands clients.
Notre scénario central : un léger dépassement des attentes, mais une réaction boursière qui dépendra davantage du cash-flow et des dépenses futures.
Adobe : de bons résultats pourraient ne pas suffire
Adobe devrait annoncer environ 6,69 milliards de dollars de revenus et 6,08 dollars de bénéfice ajusté par action. Ces estimations sont proches des objectifs communiqués par l’entreprise.
Le véritable test concerne Firefly et la capacité d’Adobe à monétiser ses outils d’intelligence artificielle tout en protégeant Creative Cloud. Une nouvelle fois, un bénéfice supérieur aux attentes pourrait ne pas suffire si la croissance des abonnements ou les prévisions déçoivent.
Les trois scénarios possibles
Les résultats dépassent les attentes et les dirigeants relèvent ou renforcent leurs perspectives. La confiance revient rapidement.
Les résultats sont solides, mais les commentaires restent prudents. Les actions fluctuent sans établir immédiatement une nouvelle tendance.
Les dépenses, le cash-flow ou les perspectives déçoivent. Le marché sanctionne les titres même si le bénéfice trimestriel est correct.
Conclusion
Oracle présente le potentiel de croissance le plus spectaculaire, mais également le risque événementiel le plus élevé. Adobe possède de bonnes chances de dépasser le consensus, mais devra convaincre qu’elle restera incontournable à l’ère de l’IA. Dans les deux cas, les prévisions seront probablement plus importantes que les résultats déjà réalisés.
Sources et méthode
- Oracle Investor Relations — publications et objectifs officiels.
- Adobe Investor Relations — résultats et perspectives officielles.
- Les estimations de consensus et scénarios sont identifiés séparément des faits publiés par les entreprises.
Cet article est publié à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un conseil financier ni une recommandation d’achat ou de vente. Lire l’avertissement complet.

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